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BIOGRAPHIE

 

LOUIS ROLLINDE

Né en 1956, vit et travaille à Paris.

Après des études d’histoire de l’art, il développe une activité de mise en valeur de collections d’art et de designer tout en menant un travail de plasticien qu’il garde confidentiel.

En 1994, il décide de montrer ses travaux. Une exposition à Naples suivie de deux autres (Paris, Hanovre) lui permettent de dévoiler ses premières séries d'œuvres en référence aux images d’actualité.

À partir de 1999, il expose ses "peintures sombres" plus spécifiques de son travail qu'il décline dans des séries qui sont autant de chapitres d’un musée imaginaire : chacun d'eux faisant l'objet d'une exposition de cette période.

En 2001, météorites (Los Angeles), champignons (galerie Guigon–Paris), en 2002 céphalopodes (musée Fragonard–Maisons-Alfort).

Dans ces travaux, Louis Rollinde joue de l’ambiguïté « peinture/image » et de celle « sculpture/objet naturalisé ». Déjà, il fait douter le spectateur de son regard, doute encore accentué par le faux-semblant scientifique. Par ailleurs, Louis Rollinde saisit l’opportunité que lui offre les lieux pour installer ses programmes en fonction des espaces qu’il explore et révèle.

S’appuyant sur ses premiers résultats, il intensifie alors ses recherches sur le trouble de la perception, l’hésitation de l’œil, «le point de bascule de l’image».

En 2003, il expose de nouvelles séries, la disparition des images (galerie Beaurepaire–Paris) et écrans-céphalopodes (aquarium tropical du Palais de la Porte Dorée–Paris) où apparaissent pour la première fois ses projections lumineuses sur écrans peints. Il emprunte la technique du gobo pour projeter des formes qui apparaissent et disparaissent sur des peintures-écrans.

Suivant le même principe, il aborde l’image en mouvement et expose en 2005 son premier travail vidéo, baltrip (le beaubourg de l’image–Paris).

En 2006, il poursuit ce travail sur les modalités d’apparitions de l’image avec de nouveaux dispositifs, le songe (Scène Nationale–Bar le Duc).

2007 marque un tournant avec l’élaboration de très grands formats où sont associés projections vidéos et projections lumineuses sur écrans peints, tirages numériques sur bâche et peintures sur toile, passe-images (MK2 Bibliothèque-Paris).

Une nouvelle étape spectaculaire est franchie lors de la Nuit Blanche de Paris du 6 octobre 2007 : des rayons et des ombres (Maison de Victor Hugo). 5000 visiteurs parcourent les salles du musée transformé pour une nuit en théâtre d’apparitions :  silhouettes, ombres travesties, taches de lumière occupent/habitent les lieux tandis que des flux lumineux se propagent au travers des fenêtres de la façade, tels des éléments furieux ou ralentis.

À chaque étape, Louis Rollinde affirme sa maîtrise des jeux scénographiques riches de techniques associées (peintures, sculptures, vidéos, impressions numériques, projections lumineuses, assemblages) qui lui permet d’appréhender le surgissement des images : leur étincelle, leur anéantissement.

Ces années de travail et de recherche trouvent leur aboutissement en 2008 avec un projet monumental à Wroclaw en Pologne, w.earth. Cette installation déployée dans deux vastes studios de cinéma explore les images mentales suscitées par google earth.

Plus récemment, il aborde de nouveaux cycles de peintures, dont la série qu’il nomme géomorphoses, inspirée des images satellites, puis la série l'oeil sans fin.

Aujourd'hui ses travaux peints se déploient sur le thème de la roue (ROTOR) et de la bordure (BORDER)